Si Alida é Pierre nous étaient contés ...

Entre les plumes de l'horizon, le ciel se fait entendre, et les étoles glissent sur nos épaules nues.

Les couleurs se ravivent autour de mains rieuses et on retrouve, une seconde, la sensation de n'être que soi, sans autre artifice que le tissu qui coule sur notre peau.

Les mains tournent, la flamme rouge attise les passants et le tissu se fait plus grand.

Rien que pour la nuit, qui dit au soleil de ralentir, une seconde encore, les yeux se font merveille et les matières se transforment...

A voir, au loin de l'horizon qui ne sait plus quel temps il fait.

A voir, des mains qui métissent et allongent nos corps en marge des époques.

A voir, ALIDAéPIERRE

A voir, quand l'intuition créé sa propre temporalité, quand de tourner on ne sait sur quel pied danser...

Pour une seconde enfin, des vêtements, hors du temps.